photographie NICOLAS GODBOUT

1. LA FORTMATION D’UN COMITÉ AD HOC

Pour amorcer la réflexion sur l’avenir d’une église et sa transformation, il est d’abord conseillé de mettre en place un comité et d’impliquer différents intervenants du milieu. La mise en place du comité peut être l’initiative de la municipalité ou d’un comité de citoyens ; cela varie selon les milieux. Une fabrique peut également amorcer une telle démarche si le maintien du culte et des activités pastorales, tout en développant de nouveaux usages, fait partie des orientations de la paroisse suite à l’adoption, par exemple, d’un plan directeur immobilier et à son approbation par l’Évêque du diocèse.


Chaque communauté définit le rôle et le fonctionnement de ce comité (ex. : comité consultatif, de réflexion, etc.). Si un comité a déjà été formé par la fabrique lors des étapes préalables, par exemple lors de l’exercice de réalisation du PDI, ce comité peut poursuivre le travail amorcé, en s’adjoignant les personnes-ressources clés.


Ce comité peut être composé de représentants du milieu, d’élus, de membres du comité de consultation et d’orientation locales (CCOL), d’organismes et de citoyens. Si cela n’est pas déjà fait, il est important que les représentants de la fabrique et de la municipalité soient dûment mandatés au moyen de résolutions (assemblée de fabrique et conseil municipal). On essaiera de s’adjoindre des personnes qui ont des compétences variées : affaires, communication, etc.


Par exemple :

— 2 représentants de l’assemblée de fabrique et/ou de son comité d’organisation et de consultation locale ;

— 2 élus municipaux ;

— 1 ou 2 représentant(s) d’organismes locaux ;

— 2 à 4 citoyens de divers horizons (entrepreneuriat, agriculture, culture, loisirs, communauté, enseignement, aînés, famille, etc.).


N. B. Les représentants (soutien technique) de la MRC de Bellechasse et du diocèse de Québec sont disponibles, selon les besoins, et peuvent intervenir à différentes étapes du processus.


Dans tous les cas, impliquer des représentants de l’assemblée de fabrique et du CCOL au comité permettra de respecter l’usage initial de l’église, de préserver l’esprit du lieu et d’agir en continuité avec les actions menées précédemment. Cela étant dit, il importe d’avoir un comité bien structuré, avec un(e) président(e), un(e) secrétaire, des ordres du jour et des comptes-rendus, pour s’assurer de l’avancement de la démarche. Il est souhaitable que le comité désigne un responsable des communications qui s’occupera de faire le suivi des démarches. Il pourra, par exemple, transmettre les comptes-rendus à l’assemblée de fabrique, au diocèse, à la municipalité et au bulletin municipal, et diffuser des communiqués de presse lors des étapes importantes, de sorte que les municipalités voisines soient aussi informées. Le fait d’informer régulièrement la population permet le mûrissement des idées et fait en sorte que la population puisse cheminer avec le comité. Cela évite que la population se retrouve devant des faits accomplis avec lesquels elle serait en désaccord. En communiquant aussi avec les municipalités voisines, on s’assure de développer des projets complémentaires et on favorise une collaboration supralocale, régionale, voire intermunicipale. Pour assurer l’efficacité des communications, le comité peut se doter d’un plan de communication.


Le fait que le comité vise à préserver un patrimoine symbolique et non uniquement à maintenir des activités religieuses aidera à trouver des pistes de solution ; les églises sont en effet des bâtiments qui se démarquent par leur valeur identitaire, communautaire et urbanistique. La capacité du comité à s’allier la communauté, les décideurs et les organismes de développement est aussi un facteur de réussite, tout comme lorsque la municipalité et la fabrique s’entendent. Souvent, le fait de s’adjoindre des jeunes permet d’explorer de nouvelles avenues.


Bien qu’il s’agisse souvent d’une initiative de la fabrique, le leadership de la municipalité constitue l’une des conditions du succès de toute démarche de mobilisation à l’échelle locale, parce que cette dernière constitue un palier de gouvernement proche du citoyen, qu’elle possède des leviers économiques solides ainsi qu’une expertise dans le domaine de la gestion des biens publics.


Une fois ce comité formé, il est important que chaque membre soit avisé de la réflexion et de l’état de situation réalisés par l’assemblée de fabrique – et par le conseil municipal, le cas échéant. Les membres pourront ensuite mieux comprendre les besoins de la fabrique et exprimer ceux de la société civile. 

1. Créer le comité ad hoc ;

2. Informer la communauté et les divers partenaires et collaborateurs de la création du nouveau comité de réflexion formé, puis du suivi des travaux ;

3. Partager les états de situation ;

4. Se doter d’un plan de communication ;

5. Accorder la priorité au leadership de la municipalité.